archives

Les arpenteurs

Vous êtes ici : Cartes et plans d'ancien régime / Introduction / Les cartographes / Les arpenteurs

Ancêtres des géomètres, les arpenteurs ont en charge de mesurer la superficie des terrains et de dresser les cartes des terres possédées soit par les seigneurs laïques ou ecclésiastiques, soit par les communautés de villages et les municipalités, soit par le pouvoir royal, et ce, afin d’améliorer le contrôle et la perception des redevances. Le système féodal génère ainsi différents types de cartes et plans tels les plans de seigneuries, les plans terriers et les plans de bornage, que l’on retrouve dans la série E regroupant les archives relatives à la féodalité, aux communes, à la bourgeoisie et aux familles, dans la série EDT qui rassemble les archives communales déposées aux Archives départementales, ou encore dans les séries G et H qui concernent respectivement le clergé séculier et le clergé régulier.

 

Les Archives départementales du Tarn conservent, sous la cote 28 J 28, un petit cahier contenant un début de traité d’arpentage rédigé à la toute fin du XVIIIe siècle (en l’an II ?) puisqu’il mentionne le système métrique, institué en 1791. Ce traité, dont l’auteur n’a rédigé que le début de la première partie sur les trois qu’il annonce, définit l’art de l’arpentage dans son introduction : « L’arpentage consiste à connaître la surface d’un terrain rapportée à une mesure qu’on appelle unité et qui est aujourd’hui le mètre quarré. (…) [Cette] opération (…) n’est que la moindre partie du travail de l’arpenteur. Il faut encore qu’il trace et qu’il dessine, en un mot,  qu’il lève le plan du terrain qu’il arpente : enfin il doit connaître les principes de la géométrie indispensable pour faire cette levée, et pour faire le partage d’un terrain entre des copartageans afin qu’il soit proportionnellement partagé relativement à leurs droits ou à leurs conventions. »

 

 

Traité d'arpentage, fin du XVIIIeme siècle (AD 81, 28 J 28)

 Plan du site Mentions légales