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Le Moyen-Âge

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Le haut Moyen Âge européen, période de déclin du commerce maritime, est marqué par une quasi-disparition de la cartographie. La Terre est un objet de représentations symboliques et imagées (textes et diagrammes astrologiques, astronomiques et cosmographiques) bien éloignées du souci scientifique des cartographes grecs. Allant jusqu’à refuser l’idée d’une terre ronde, la cartographie médiévale se fonde sur certaines données antiques mais s’inspire également des écritures saintes. Il faut attendre l’emploi généralisé de la boussole au XIIIe siècle pour que la cartographie évolue. Dressées par et pour les navigateurs, les cartes maritimes des Génois, Vénitiens, puis des Portugais et des Espagnols vont, pendant près de trois siècles, dominer le monde de la cartographie. Avec la reprise du commerce maritime de la fin du Moyen-Âge, les grandes découvertes permettent de renouveler les cartes destinées à la navigation et imposent une nouvelle vision géographique du monde. Cartes d'usage maritime caractérisées par une représentation des aires de vent, les portulans, ébauche des routes maritimes, apparaissent. De nouveaux appareils de mesure de la latitude (astrolabes) emportés par les navigateurs permettent d’obtenir une représentation rationnelle des côtes méditerranéenne et atlantique.

 

Malgré la présence à la médiathèque P. Amalric d’Albi de la plus ancienne carte du monde conservée datant du milieu VIII ème siècle (sources complémentaires, Médiathèque Pierre Amalric MS 29), le département actuel du Tarn, à l’écart des routes maritimes, ne s’inscrit pas dans ce renouvellement cartographique. Les Archives départementales conservent un seul plan de l’époque médiévale « La carta pentha et vehuta de la senhoria dalby depart dessa lo pont et fazen division am pueg gozo et autres partz », datée du début du XIVe siècle, le plus ancien plan connu de la ville d’Albi. Etablie pour régler un litige pour la possession de terres aux environs d’Albi entre l’évêque et le seigneur de Puygouzon, cette carte, qui fait partie des archives déposées de la commune, figure les environs de la ville peints sur un parchemin (notice 1).

 

Plus ancienne carte du monde, milieu du VIIIeme siècle (Médiathèque Pierre Amalric d'Albi, MS 29)

Un autre plan du catalogue (notice 2) est daté du XVe siècle, siècle charnière entre la période médiévale et la Renaissance : il s’agit d’un plan des fiefs de l’hôpital Saint-Antoine d’Albi, inséré dans un registre de lausimes, le « terrerius magnus hospitalis Sancti Anthonii Albie », appartenant au fonds ancien des archives de l’hôpital Saint-Jacques d’Albi.

 

Le catalogue contient en outre des plans dressés au XVIIIe siècle sur des reconnaissances féodales très antérieures. Ainsi à Viviers-les-Montagnes, par exemple, un plan (notice 615) a été dressé sur des reconnaissances de 1400. Il en va de même aux Cammazes où des plans postérieurs à 1652 ont été dressés d’après des reconnaissances de Me Carpinel, notaire, datées de 1482 (notice 98).

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